Accueil du site > Les Témoignages > L’emblème de nos us et coutumes

L’emblème de nos us et coutumes

vendredi 2 novembre 2018, par Angéline Zaffaroni

Native d’Istres, fille d’ancien razeteur, tourneur et actuellement entraineur de l’école fosséenne de razeteurs, j’ai grandi dans le monde de la bouvino. J’ai commencé à m’intéresser réellement à l’art du razet et aux traditions vers l’âge de 15 ans en accompagnant mes parents dans leur quotidien taurin et surtout en essayant de comprendre l’historique et le sens de ces traditions taurines.
J’ai alors trouvé plaisir à photographier les duels entre les noirs et blancs, à voir progresser les élèves de mon père tout comme les jeunes bioùs des manades, à écouter les discours d’anciens du milieu. La transmission entre générations me semble indispensable à la reconnaissance de nos traditions. La course camarguaise est aujourd’hui partie intégrante de ma vie, un quotidien, une passion transmisse par mon père et qui j’espère perdurera le plus longtemps possible.
Mon intérêt grandissant, j’ai choisi l’option Provençal pour mon baccalauréat. À cette époque, Mandy Graillon était Reine d’Arles et ses splendides costumes à chaque capelado m’interpellaient. M’étant costumée enfant avec le bonnet pour le Trophée de l’huile à Maussane, j’ai voulu revêtir le costume. Ainsi, avec l’aide d’amies habituées et connaissant les règles de l’art du costume, j’ai porté le ruban pour la première fois l’an passé aux arènes de Fos-sur-Mer.
Cette expérience reste un bon souvenir et m’a donné l’envie de me coiffer à nouveau pour porter fièrement ce costume emblématique de nos us et coutumes. Le port du costume représente et nécessite un travail considérable. J’estime qu’il faut avoir une attention particulière afin de respecter au mieux cette tradition tout en ayant la possibilité d’ajouter sa touche personnelle.
Je pense que la promotion de ce costume, et des autres traditions, auprès des jeunes générations est un point essentiel pour que notre identité perdure. _ La reconnaissance du costume d’Arles au patrimoine immatériel permettrait d’agrandir le champ de transmission et encouragerait de nombreux jeunes à s’intéresser aux traditions provençales et pourquoi pas vêtir le costume traditionnel.

Répondre à cet article

Projet porté par [Tradicioun->www.tradicioun.org]
SPIP Theme by The Masterplan