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Le PCI selon la convention de l’UNESCO

mercredi 24 août 2011

Notre démarche

Le but de notre démarche est d’obtenir l’inscription du costume d’Arles au patrimoine culturel immatériel de notre pays.

Dans ce but, il est nécessaire de nous interroger sur les raisons qui nous poussent à demander cette inscription [1].

Qui demande ? Quel est le sens de notre démarche ? Qu’attendons nous de cette candidature ? Ce que nous attendons de cette reconnaissance est elle en adéquation avec les objectifs de l’UNESCO   ?

Costume d’Arles & PCI  

L’article 2 de la convention de l’UNESCO   définit le patrimoine culturel immatériel comme

les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.

Ces notions de pratiques, d’expressions, de connaissances et de savoir-faire pourraient dans le cadre du costume d’Arles développer différentes dimensions entremêlées. Une jeune fille désireuse de porter le costume devra suivre un apprentissage dans l’art de se coiffer, à plisser ses fichus, voire à tailler ses propres vêtements. Une fois vêtue, elle sera amenée à participer à diverses fêtes lors desquelles elle pourra défiler à pied ou à cheval, danser et chanter mêlant la musique et la langue provençale à son art.
Représentant un pan de la culture de son terroir, elle en sera l’ambassadrice lorsqu’elle sera en déplacement.

Poursuivant plus avant dans cet article 2 :

Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine

Il y a là deux points importants , soulignant une ambiguïté dans l. Une pratique, pour être recevable au titre du PCI   doit être recréée en permanence, et donc ancrée dans le présent, quite à subir des modifications. Elle doit également procurer un sentiment d’identité et de continuité puisque transmis de génération en génération. Entre enracinement et modernisme, le costume d’Arles est l’archétype de ce lien entre hier et aujourd’hui.

Champs d’application

Le "patrimoine culturel immatériel" se manifeste notamment dans les domaines suivants :
- (a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ;
- (b) les arts du spectacle ;
- (c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ;
- (d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ;
- (e) les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

Le costume d’Arles tisse un réseau avec chacun de ces domaines. Il est tantôt participant tantôt centre d’intérêt de spectacles et fêtes. Qu’il s’agisse de langue provençale, artisanat d’Art, liens intimes avec l’élevage des taureaux, chevaux et bédigues, l’arlésienne est omniprésente.

Voir en ligne : Le texte de référence

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