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Un devoir de transmission

mercredi 4 avril 2018, par Annie Astier

Pas seulement un costume………

Je ne suis pas de celles que l’on appelle « les filles du Pays d’Arles ». Mon lieu de naissance n’est pas là…mais qu’importe rien ne m’empêche de porter ce costume.

Une passion qui a commencé au début des années 60 alors que mon père me « trainait » aux arènes depuis des années. Toutes ces belles dames qui foulent le sable des arènes……un jour je serais à leur place !

Mais au-delà du « vêtement » c’est un art de vivre de penser d’apprendre de me cultiver. Les armoires de famille ouvertes ne contenaient aucun « trésor d’arlésienne » alors j’ai tout appris de l’enseignement de personnes bienveillantes. Cinquante ans plus tard je considère le costume comme mon vêtement de tous les jours si ce n’était la société qui m’oblige à me vêtir autrement. Nos mamées ne portaient pas le costume pour parader mais pour ce vêtir. Elles portaient le costume selon la circonstance le lieu la saison ou l’âge et c’est cela qu’il ne faut pas oublier et c’est dans cet esprit que je porte le costume. Endosser le costume aujourd’hui c’est devenir une autre femme. C’est cette notion cet esprit qui doivent être transmis afin que le port du costume ne tombe pas dans l’oubli ou dans le faste de défilés de haute couture. Je porte le costume quand je veux et ou je veux et je n’ai nul besoin de défilé ou de « parade » pour ça juste le sentiment du devoir accompli pour la transmission de valeurs qui doivent nourrir notre esprit encore et encore pour ne pas oublier nos racines – car sans racine il n’y a pas de vie.

5 fois marraines de virginenco et 2 fois marraines de mireieto la transmission s’opère et je me suis inventée une devise : la culture quelle qu’elle soit ne nous appartient pas – elle nous a été transmise il est de notre devoir de la transmettre à notre tour.

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